Agriculture alternative

                  De quoi s'agit-il ?

                  Il s'agit de pratiquer une agriculture qui se veut être une alternative à l'agriculture conventionnelle réduite à la seule fonction de production intensive voir industrielle dont le but est de générer des profits.

L'agriculture biologique, bio-intensive, permaculture, bio-synergique, etc, sont des méthodes agricoles respectueuses de l'homme et de la nature. En pratiquant une agriculture écologique nous améliorons la qualité de notre environnement et nous accédons à une alimentation saine. Nous contribuons donc à l'amélioration de la santé publique.

 

                Principes de base pour une agriculture alternative :

  - Observer le comportement de la nature dans notre environnement pour comprendre son fonctionnement afin d'en reproduire les cycles naturels.

  - Ne pas agir comme un « exploitant agricole » ; se comporter comme un gardien protecteur de son environnement.

  -  Respecter le cycle naturel des plantes, ne pas les forcer à produire plus que ce qu'elles donnent avec générosité sans l'intervention de l'homme

  - Rendre à la terre ce qu'elle nous donne ; la nourrir pour qu'elle nous nourrisse

  -  Ne pas utiliser de produits chimiques

 

                 Observer, comprendre et apprendre :

La nature nous a tout donné, tout appris et n'a pas fini de nous en apprendre.

En observant le comportement des plantes ; comment poussent-elles, en compagnie de quelles autres plantes, sur quel sol, sous quel climat et dans quelles conditions, nous pouvons comprendre son mode de fonctionnement.

Observer mène à la compréhension qui mène au savoir.

Reste à mettre en application notre savoir pour acquérir la connaissance. Comme on dit, « c'est en forgeant que l'on devient forgeron », c'est en pratiquant que l'on apprend !

Pratiquer une agriculture raisonnée c'est reproduire, développer, entretenir ce « jardin d’éden » tel qu'il est.

La nature n'a pas attendu l'apparition de l'homme pour se développer et pourvoir aux besoins des êtres vivants.

 

                    Comportements :

Lorsque l'on oblige un être humain à travailler plus, à produire plus, plus rapidement et plus longtemps, nous constatons une baisse de sa productivité d'une part et une détérioration de sa santé d'autre part.

Il en va de même pour les plantes. La monoculture intensive comme elle est pratiquée dans l'agriculture conventionnelle, oblige les agriculteurs à utiliser des engrais, des pesticides et autres produits phytosanitaires chimiques pour obtenir des rendements « acceptables ». Même les semences sont modifiées génétiquement pour avoir des plantes plus résistantes, plus productives et plus rapidement.

L'utilisation de machines outils comme les tracteurs : quand on laboure à plus de 10 cm de profondeur, on perturbe fortement l’équilibre de la vie souterraine. Le labourage contribue à tasser les sols, ce qui a pour conséquence que le sol sera moins aéré, l’oxygène ayant plus de mal à pénétrer. L’humus s’appauvrit.

Plusieurs civilisations ont déjà disparu pour avoir épuisé leur terre. C'est le cas des Mésopotamiens, dont les cultures ont fini stérilisées par leur irrigation trop chargée en sels minéraux. Les peuples de la vallée de l'Indus, située dans l'actuel Pakistan, ont disparu pour la même raison.

La conséquence de ces comportements « esclavagistes » est que la terre s’appauvrit puis meure. Les plantes bourrées de produits chimiques deviennent malsaines pour la consommation et intoxiquent les êtres vivants dont l'être humain et la terre.

Un cultivateur alternatif respecte les cycles naturels de la terre et contribue par là même à son maintient en bonne santé. Ce qui a pour effet de maintenir son environnement en bonne santé d'une part et de préserver des maladies ceux qui consomment les produits de la terre.

 

              Les bienfaits de l'alternative :

La pratique d'une agriculture alternative en comparaison avec l'agriculture conventionnelle, permet aujourd'hui de constater les faits suivants.

 - amélioration de la composition nutritive des fruits, légumes et plantes

 - amélioration de la productivité

 - sauvegarde et réhabilitation des sols pauvres et/ou désertifiés

 - réduction des problèmes de maladies sur les plantes

 - réhabilitation de la faune

 - entretien et réhabilitation des nappes phréatiques, des cours d'eau et des rivières

 Au point de vue humain, elle permet :

 - de développer une économie locale

 - de réduire les coûts de production

 - d'apporter une souveraineté alimentaire

 - de réduire les problèmes de santé chez l'homme

 - de sociabiliser les peuples

 

                  Le saviez-vous ?

Le recul des surfaces agricoles dans le monde selon un rapport de l'ONU (11 août 2010) :

- De 5 à 10 millions d’hectares de terres agricoles disparaissent chaque année dans le monde du fait de l'érosion et de l'épuisement avancés des sols.

- 19,5 millions d’hectares de terres agricoles sont converties chaque année en terres pour le développement industriel et immobilier.

Statistiques mondiales en temps réel : relevées sur le site http://www.planetoscope.com   le 14/05/2014

- Jusqu'à 30 millions d'hectares de surfaces cultivables sont perdus chaque année du fait de la dégradation de l'environnement (intempéries liées aux dérèglements climatiques et intempéries naturelles), de l'industrialisation et de l'urbanisation, soit l'équivalent de la superficie de l'Italie.

- Aujourd'hui un milliard de personne souffrent de la faim dans le monde, dont 500 millions de personnes dépendantes de la petite agriculture.

- 35 Millions de km2, soit le 1/4 des terres émergées sont soumis à un phénomène de dégradation. Lors de la dernière mesure, en 1991, ce taux n'était que de 15%.

- 4 Millions d'hectares : c'est la superficie des terres africaines qu'ont acheté des pays européens pour atteindre leur objectif d'atteindre 10% d'agrocarburants dans les transports d'ici à 2020. Cette mainmise sur les terres est une menace pour la biodiversité, favorise la déforestation et concurrence l'agriculture africaine.

- Gaspillage alimentaire dans le monde : plus de 41 200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d'aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Le gaspillage alimentaire concerne les pays riches comme pauvres.

 

Éco-responsabilité :

Être éco-responsable c'est agir pour le bien être de l'humanité. Vivre dans un environnement sain est la base de l'hygiène. Polluer son environnement revient à se polluer soi même.

Il incombe à chacun de nous de prendre soin de notre environnement, de notre terre, de notre alimentation et de notre santé.
La pratique d'une agriculture alternative est par définition un acte éco-responsable qui peut changer la donne.
De nos comportements dépend notre survie; en avoir conscience, c'est un petit pas pour l'homme mais un grand pour l'humanité.


 


  • othman dit :
    10 2017

    s'il vous plait est ce que vous pouvez m'enrichir par des documents sur l'agriculture alternative.
    g-mail: otket.ok@gmail.com