Agriculture biointensive 

(Technique développée par John Jeavons www.growbiointensive.org)


1- Préparation du sol.

Travaillez le sol sur 60cm de profondeur, le but étant d’ameublir et d’harmoniser la structure du sol. Cette opération est faite une fois, et ne sera plus jamais répétée.
A partir de là, la terre n’est travaillée que sur 5 cm, juste la surface ! Cette préparation du sol permettra aux racines et à l’eau de descendre en profondeur au lieu de s’étaler sur les cotés et de rester en surface. Cela évitera de noyer vos plantations, limitera les écoulements d’eau et le lessivage de la terre.


2- Utilisation de compost, engrais « vert » et organique, afin de développer
l’activité microbienne du sol.


            Récupérez les déchets végétaux, alimentaires pour faire du composte et des engrais organiques, fabriquez des toilettes « sèches » et faite du terreau. Tout ce que vous « rejetez » doit revenir à la terre sans la polluer ni l’étouffer, mais en la nourrissant !

3- Plantez serré !

Plantez serré, car les racines vont se développer vers le bas (vous avez ameubli le sol sur 60 cm) Du coup vous pouvez planter serré ce qui évitera les « mini » déserts entre chaque plante, source d’évaporation, voire d’assèchement de la surface du sol et de destruction de la vie microbienne de surface. Toutes les plantes se protègent entre elles, en préservant la surface du sol d’une surchauffe du sol avec leur feuillage (elles se font de l’ombre entre elles).

4- Association de plantes.

Plantez en tenant compte du « copinage » entre les différentes variétés de plantes. Les plantes vivent en symbiose, cela veux dire que en associant les plantes par « affinité » et d’une façon judicieuse, elles vont s’entraider et se protéger.

5- Production de carbone.

La production de carbone sert à « produire » du sol vivant. Car un sol peut être épuisé pour différentes raisons (culture intensive, érosion, sécheresse, etc..) ou tout simplement parce que vous prenez à la nature des végétaux que vous cultivez pour vous nourrir, et qu’il faut bien rendre à la terre de la nourriture si vous voulez que celle-ci continue elle-même à nourrir la nature, donc votre nourriture.
Les plantes et végétaux qui fournissent du carbone sont les céréales et les plantes à graines comme le maïs, l’amarante, le quinoa, le millet, le seigle, l’avoine, etc. Plantez en sur 60% de la surface totale que vous cultivez. Avec cela vous aurez de la nourriture et de la biomasse pour faire du compost, du bois ramifié fragmenté (BRF) et ainsi vous établirez un équilibre entre ce que vous prenez à la terre en cultivant votre nourriture.


6- Production alimentaire.

D’un point de vue nutritionnel avec un rendement moyen et un régime alimentaire de type végétalien , Il faut 440m2 de jardin par année et par personne. Pour avoir une alimentation « équilibrée ». Il faut donc cultiver 60% de la surface en céréales et/ou plantes à graines. 30% de la surface en plantes racines comme la pomme de terre, les carottes, le panais, l’ail, l’oignon, le manioc, l’igname, la patate douce, etc . Et 10% de la surface pour les légumes verts et les fruits pour les vitamines et les minéraux.

7- Choix des semences.

Utilisez des semences non trafiquées, variétés anciennes et le plus possible d’origine locale. Car il est très utile de pouvoir produire ses propres semences avec des végétaux qui ne dégénèrent pas de génération en génération. La conservation et la sauvegarde des semences est la garantie d’une autonomie durable, comme ils disent !