La gestion des écosystèmes

 



1 - La gestion de l'eau :
                -Stabilisation de l'érosion des rives (court d’eau, rivière, lac, étang, mangrove, bord de mer), par la création des zones de végétation tampon (culture d’arbre et arbuste).

-Contrôle des inondations et contrôle des eaux de crue, par la valorisation des forêts et des écosystèmes. (re-végétalisation de l’environnement, entretien des zones d’évacuation des eaux)

-Contrôle et valorisation des sédiments (composte).

-Récupération d’eau de pluie.



2 - Gestion de l'érosion des terres :

             - Plantation d’arbre et végétaux. (Agroforesterie régénérative).

             -Création de zone de rétention des sédiments (barrière végétale).

            - Régénération de l’écosystème des terres (bois ramifier fragmenté, paillage végétal).



3 - Gestion des espèces végétales et animales :

            - Reconnaissance des végétaux et plantes envahissantes.

           - Contrôle des ressources animales  (terrestre et aquatique).



4 - Harmonisation des activités humaines avec l'éco-système :

           - Etablissement des zones agricoles et d’élevages. (Géobiologie).

            -Etablissement des zones d’habitations. (Géobiologie).


 




Entretien et régénération des sols (engrais verts ; apport en minéraux et engrais organiques)

                      

L'entretien et la régénération des sols est la garantie de non épuisement de ces sols

 

1 - Les angrais verts

A) Le compost :

Le compost est le résultat de la fermentation et de l'humification de fumiers animaux, de feuilles mortes, de rognures de gazon, de déchets de cuisine (végétaux et coquilles d'œuf), de résidus de culture, etc. Le compost est à la fois l'amendement et le fertilisant par excellence au jardin : il ensemence le sol en micro-organismes, il sert d'abri et de nourriture à ces derniers, il améliore la structure du sol, il équilibre le pH et il fournit les éléments nutritifs essentiels aux végétaux. Comme ces éléments sont libérés de façon graduelle, les plantes bénéficient d'une source de nourriture constante et régulière.

 

Quand faut-il l'appliquer :
Le meilleur moment pour appliquer le compost est le début du printemps dans les sols sableux (diminue les pertes d'éléments nutritifs par lessivage) et la fin de l'automne dans les autres types de sol. Il faut éviter d'appliquer le compost pendant les périodes de canicule et pendant la période d'aoûtement.

La période d'aoûtement s'étend de la fin de l'été jusqu'à la chute des feuilles. Pendant cette période, les végétaux se préparent à affronter l'hiver : les plantes cessent leur croissance, les rameaux tendres des arbres et des arbustes se lignifient, les bourgeons qui s'ouvriront le printemps suivant se forment et les réserves de nourriture fabriquées par les feuilles s'accumulent dans les racines ou dans des organes souterrains. L'application de compost pendant cette période peut stimuler la croissance de pousses tendres qui n'auront pas le temps de s'endurcir avant l'hiver.


Comment l'appliquer :
Lors de la préparation du sol, le compost doit être incorporé dans les 10 à 15 premiers centimètres. Lors de l'entretien des plantations, le compost peut être enfoui superficiellement ou simplement recouvert d'un paillis.


Afin de permettre aux racines de bien se développer, le compost doit être appliqué sur l'ensemble du site de plantation et non pas seulement autour des plantes.

Pour que les plantes aient accès à une source de nourriture complète et variée, il est recommandé d'utiliser différents types de composts au fil des ans (compost de crevettes, compost de fumier de mouton, compost forestier, compost domestique,  etc.). Ces composts doivent être bien décomposés

Il est préférable de mélanger le compost au sol quelques semaines avant le semis.

Le compost peut servir de paillis.

 

Quelle cantité appliquer :
La quantité de compost à appliquer dépend des résultats de l'analyse de sol et des exigences des plantes. Généralement, lors de l'entretien des plantations, il suffit d'épandre une couche de 0,5 cm à 5 cm d'épaisseur sur le sol et de l'incorporer superficiellement.


 

B) Le fumier :
Le fumier est composé des fèces, des urines et de la litière des animaux d'élevage. Son contenu en éléments nutritifs varie en fonction de l'âge des animaux, de leur alimentation, de leur litière, du temps et du mode d'entreposage du produit, etc

Le fumier frais ne doit pas être utilisé car il peut brûler les végétaux avec lesquels il entre en contact. Il est préférable de le composter ou de le laisser décomposer quelque temps avant de l'utiliser. Il est prêt à être appliqué lorsqu'il a une odeur de sous-bois

Le fumier composté constitue un amendement et un fertilisant tout usage pour le jardin. On l'applique au printemps dans les sols sableux (diminue les pertes d'éléments par lessivage) ou à la fin de l'automne dans les autres types de sol. Il faut éviter de l'appliquer pendant les périodes de canicule et pendant la période d'aoûtement.

Lors de la préparation du sol, le fumier composté doit être incorporé dans les 10 à 15 premiers centimètres. Lors de l'entretien des plantations, il peut être enfoui superficiellement ou recouvert d'un paillis. Il est recommandé de mélanger le fumier composté au sol quelques semaines avant le semis.

Les quantités à appliquer dépendent des résultats de l'analyse de sol et des exigences des plantes. Généralement, lors de l'entretien des plantations, il suffit d'épandre une couche de 1,5 cm à 5 cm d'épaisseur et de l'incorporer au sol.


C) La tourbe de sphaigne :
La tourbe utilisée en horticulture est formée de résidus de plantes plus ou moins décomposés, qui s'accumulent dans les tourbières, au rythme de 0,5 à 1 mm par année. L'une de ces plantes est la sphaigne, une mousse qui peut retenir jusqu'à 25 fois son volume en eau !

La tourbe de sphaigne, appelée à tort mousse de tourbe, est employée pour améliorer la rétention d'eau des sols sableux, alléger les argiles compactes et acidifier les sols (son pH se situe entre 3,5 et 5). Il faut toutefois savoir que cet amendement se dégrade très difficilement et fournit donc très peu d'éléments nutritifs aux plantes et aux organismes vivants du sol. De plus, lorsque la tourbe de sphaigne s'assèche, elle devient très difficile à humecter de nouveau. À moins d'être profondément enfouie, elle s'accumule près de la surface du sol et forme une croûte imperméable à l'eau de pluie et d'arrosage.

Enfin, il faut se rappeler que l'extraction de la tourbe contribue à la destruction des tourbières. Ces milieux humides, qui abritent une faune et une flore caractéristiques, mettent plusieurs milliers d'années à se former. Pour toutes ses raisons, il est préférable de limiter l'utilisation de la tourbe de sphaigne au jardin.

 


D) La terre noire :
La terre noire vendue dans les jardineries de l'est du Canada provient la plupart du temps des tourbières. Il s'agit en fait de tourbe de sphaigne à un niveau de décomposition très avancé (tourbe noire). On retrouve également sur le marché de la terre noire de surface,
aussi appelée terre organique ou « top soil ». Cette terre est prélevée à la surface de certains champs ou même en forêt.

La terre noire est généralement acide et pauvre en éléments nutritifs. De plus, elle peut contenir de nombreuses graines de mauvaises herbes.

 
 

E) Les paillis organiques :
Les paillis végétaux agissent aussi comme des amendements. Avec le temps, ils se décomposent, s'incorporent au sol et lui apportent de la matière organique.


Le paillis ne doit pas comporter plus de 20% de bois de conifères, car ces derniers contiennent des substances antibiotiques qui peuvent être nuisibles pour le sol.

Le paillis ne doit être ni trop fin ni trop grossier. Idéalement, les copeaux de bois devraient mesurer entre 2 et 4 cm.

Le paillis doit être appliqué à l'automne. Si on l'applique au printemps, il y aura une pénurie d'azote dans le sol pendant environ 2 mois, ce qui sera néfaste pour les végétaux.

Il est recommandé d'appliquer une couche de paillis  de 5 à 10 cm d'épaisseur dans les aires de plantation.

 

Comme le paillis de se décompose petit à petit, il faut en ajouter un peu à chaque année.
Attention, si le paillis provient d'essences d'arbres résineux, ils peuvent baisser le pH des sols (sols plus acides).

:

2 - Les apports minéreaux :


a) Le gypse :
Le gypse est du sulfate de calcium broyé provenant de mines (produit gris) ou de sous-produits industriels (produit blanc). Il contient 22% de calcium et 17% de soufre. Il permet d'améliorer la structure des sols argileux sodiques (à teneur élevée en sodium). Il peut aussi servir à neutraliser les excès de sodium résultant de l'application des sels de déglaçage. Cet amendement modifie très peu le pH du sol. Le gypse doit être incorporé dans les premiers centimètres de sol au printemps. La quantité à appliquer dépend des résultats de l'analyse de sol.

 

 

B) La chaux :
Le terme général chaux désigne les produits bruts (chaux horticole ou agricole, chaux dolomitique, marne) ou les produits transformés par la cuisson (chaux vive, chaux éteinte) du calcaire ou carbonate de calcium (CaCO3). Les produits transformés ne sont pas recommandés car ils sont caustiques La chaux réduit l'acidité du sol en fonction de la quantité qui y est appliquée. Comme cet amendement fournit du calcium, il favorise la formation d'agrégats dans les sols compacts, ce qui les allège.

Pour les sols manquant de magnésium, on utilise la chaux dolomitique qui contient 1 partie de carbonate de magnésium pour 4 parties de carbonate de calcium. La chaux se dégrade lentement et son effet peut durer de 3 à 4 ans selon la quantité qui a été appliquée et le type de sol. Il faut toujours se référer à une analyse du sol avant d'ajouter cet amendement. La chaux peut être appliquée à peu près à n'importe quel moment de l'année, mais la période la plus propice est d'août à octobre. En sols sableux, il est préférable de l'appliquer au printemps. Il est à noter qu'il faut attendre au moins un mois avant d'épandre des engrais sur un sol qui a été chaulé

La chaux doit être incorporée dans les 10 à 15 premiers centimètres du sol. Si une grande quantité de chaux doit être appliquée ou si la valeur du pH doit être modifiée de plusieurs unités, il faut fractionner les doses afin d'éviter les problèmes de surcharge.


 

3 - Les angrais organiques

A) Farine de sang :

Cet engrais, riche en azote, contient un peu de phosphore. Son action est rapide et persistante. On l'utilise en complémentarité avec le compost. Il faut l'incorporer superficiellement. Dose : 5 kg/100 m2


B) Farine de plumes :
Cet engrais libère son azote sur une période d'environ 140 jours. On l'utilise en complémentarité avec le compost. Il faut l'incorporer superficiellement. Dose : 5 kg/100 m2


C) Farine de viande et d'os :
Cet engrais est riche en azote et en phosphore. On l'utilise en complémentarité avec le compost. Il peut faire augmenter légèrement le pH du sol. Il faut l'incorporer superficiellement. Dose : 5 kg/100 m2


D) Poudre d'os :
Ce fertilisant, très riche en phosphore, contient également du calcium. On l'utilise principalement en début de culture, lors du semis, du repiquage et de la plantation. Son action est lente mais prolongée dans le sol : 50% de l'engrais est dégradé la première année et le reste en 4 ans. Comme la poudre d'os attire les animaux, certains jardiniers préfèrent la remplacer par du phosphate minéral, aussi connu sous le nom de phosphate de roche. Le phosphate minéral contient 27% de phosphore (0-27-0), mais seulement 7% est disponible pour les plantes. Ce produit se dégrade encore plus lentement que la poudre d'os (en 7 ans). Il a également un effet alcalinisant sur le sol car il contient beaucoup de calcium.
La poudre d'os peut également être remplacée par la farine de crevette ou de crabe (8, 5-6-0). Il faut bien mélanger ces produits au sol ou les incorporer au compost. Doses :
os moulu : 10 à 25 kg/100 m2, phosphate minéral : 10 kg/100 m2 , farine de crevette ou de crabe : 5 à 10 kg/100 m2.


E) Farine d'algues :
La farine d'algues contient plusieurs oligo-éléments. Elle est utilisée pour stimuler la croissance des végétaux et accroître leur résistance. On la mélange au sol au printemps ou on l'incorpore au compost. Compte tenu de sa haute teneur en éléments mineurs, on doit utiliser cet engrais de façon modérée. Dose : 1 kg/100 m2


F) Emulsion de poisson :
Les émulsions de poissons peuvent être employées pour favoriser une reprise vigoureuse des végétaux au printemps ou pour traiter des symptômes de carence en cours de saison. On les utilise surtout en fertilisation foliaire, mais on peut aussi les mélanger à l'eau d'arrosage. Il faut bien lire l'étiquette du produit car certaines marques contiennent des engrais chimiques. Dose : 10 ml/l d'eau.


G) Algues liquides :
Les algues liquides sont riches en éléments mineurs et en potassium. Elles contiennent également de l'azote, du phosphore, des hormones de croissance, des acides aminés, des antibiotiques naturels et des enzymes. On les emploie pour stimuler la croissance et la
floraison des végétaux et augmenter leur résistance aux ravageurs et aux stress (vent, froid, sécheresse, transplantation). Elles peuvent aussi être utilisées pour redonner de la vigueur aux plantes malades ou affaiblies et pour combler les besoins des plantes les plus exigeantes.Les algues liquides sont généralement employées en fertilisation foliaire, mais on peut aussi les mélanger à l'eau d'arrosage. Dose : 10 ml/l d'eau.



 




Gestion de la fertilité des sols : cultures en milieux tropical

 

(Inspiré d’un article de Bernard Declercq paru dans le livre « semences de Kokopelli » de Dominique Guillet)

 

1 - Préambule
En milieu tropical les températures élevée et le fort taux d’humidité accélère la minéralisation de la matière organique et provoque une lixiviation de cette matière organique minéralisée et des minéraux primaires du sol. En milieu tropical la dégénérescence des sols est multipliée par 100 par rapport à un milieu tempéré. Et quand il pleut le soleil n’est plus là ! Cela réduit l’activité photosynthétique de la végétation et ce traduit par un excès de nutriments disponibles qui sont lessivé par les pluies abondantes des tropiques.

 

2 - Les techniques de conservation et de régénération des sols :

A- Utilisation du charbon de bois :
Le charbon de bois est une matière très poreuse obtenue en calcinant du bois. Un gramme de charbon de bois peut posséder jusqu'à 500 mètres carré de surface interne, en fonction des matériaux de bases, de l’efficacité et du type de processus de carbonisation.

En raison de sa structure poreuse, le charbon de bois peut emmagasiner une quantité énorme d’ions et prévenir le lessivage de la matière organique, des sels minéraux et des oligoéléments du sol.

Le charbon de bois à également la capacité de neutraliser l’impact des pluies acides sur les sols agricoles et il constitue une niche idéale pour les bactéries du sol.

De plus, durant la fabrication du charbon de bois, les nutriments contenus dans la sève du bois sont fixés dans le charbon. Les enzymes produites par les bactéries qui vivent en symbiose avec les racines des plantes peuvent mobiliser ces nutriments et les rendre disponible pour les plantes. Et en échange, les plantes secrètent des substances nutritives pour ces bactéries.

Par ailleurs, le charbon de bois, en raison de sa capacité élevée d’échanges, peut absorber et fixer des ions minéraux provenant de l’eau de pluie. Les bactéries du sol, associés au velu racinaire des plantes, peuvent de nouveau libérer ces nutriments par leurs actions enzymatiques. C’est de cette manière que les oligoéléments présents dans l’eau de pluie deviennent un véritable agent de fertilisation.

L’ajout de charbon de bois à des sols très pauvres peut accroitre les récoltes par 8.

Le charbon de bois reste stable dans les sols pour une durée de temps estimée à 5000 années ; On peut le considérer comme un puits permanent de carbone et il constitue donc le processus optimum de séquestration de carbone.

 

B) La silice provenant de l'argile :
L’échange dynamique entre la silice et le charbon est supposé être le processus fondamental de l’émergence et de la construction de la vie sur terre. L’échange biomagnétique entre le carbone et la silice se caractérise par la même longueur d’onde de rayonnement que pour les molécules vivantes. On peut donc en déduire qu’un échange électromagnétique se manifeste entre le charbon de bois et la silice. Hors les sols volcaniques paramagnétiques sont réputés être très fertiles, cela est du à la fonction paramagnétique de la silice contenue dans l’argile, qui stimule les molécules du vivant, d’où une bonne croissance des plantes.


 

C) Farine d'os et os calciné :
L’incorporation d’os calcinés, d’arrêtes de poissons et autres déchets de poissons, ou d’animaux, diminuerait le niveau de méthane et autres gaz à effet de serre qui sont émis par les sols. L’utilisation de graisses animales et de produits à base de poissons pour créer des sols fertiles à été décrite dans le VRSHAYURVEDA et sont encore utilisé en Inde.

 

D) Le RAAB, recette de compost es peuples tribaux du Maharastra (Inde) :
Le RAAB est un système de carbonisation de biomasse. Des planches sont constituées de diverses couches de biomasse, de feuilles et de branches fraiches, demi sec et sec, du fumier et d’argile. La planche ainsi élaborée est scellée complètement avec de l’argile et brulée à feu de faible intensité. Les résidus résultant de cette faible combustion sont incorporés dans le sol des cultures.


3 - Conclusion
Un sol très dégradé peut être régénéré grâce à l’apport de charbon de bois d’argile ou de débris de poterie. Certaines plantes et arbres contiennent beaucoup de silice et peuvent être utilisé pour faire un charbon avec un fort taux de silice. L’apport  de biomasse, de farine d’os, et de composte amène tous se dont à besoin un sol et donc la végétation qui vie dessus !

Si le sol est vraiment trop chargé en gravât (pierre, sable, etc.) il est possible de faire de la culture « hors sol » en récréant sur le sol une terre vivante, en apportant de la biomasse, du charbon, de la silice etc…. Le tous est de contenir votre future sol recomposé avec des petits murets  de pierre ou de bois, afin que les pluies et le vent ne dispersent pas vos parcelles.

Même si votre sol est en bon « état », il est bon de prévenir toutes dégradations du terrain, surtout si vous cultivez, car cela est une « ponction » sur la nature, donc il faut rendre à dame nature ce qu’on lui prend ! Sinon à terme votre sol deviendra de moins en moins fertile !