Charte établie par : Bloque Intercomunitario, COOPAD, Fedicampo, GAAS, ASOMOPR, ODESAR et PIDAASSA
(programa de intercambio, dialogo y asesoria en agricultura sostenible y seguridad alimentaria en Amérique Latine y el Caribe).

Traduction : M Gavinelli Olivier.

 

Plan de lutte du mouvement
de promoteurs et de promotrices
pour une agriculture durable.


 
               Les participants de la Rencontre National des promoteurs pour une agriculture durable, réalisé dans Estil, en novembre 2009, ont reconnu la situation occasionnée par les effets du changement climatique,  à cause d’une forme de vie insoutenable qui nous apportera des sécheresses ou des pluies excessives avec des inondations, nuisible aux cultures et aux sols. Il est nécessaire et urgent que nous nous préparons à ces changements. Nous avons aussi confirmé que le travail que nous faisons dans nos parcelles et propriétés, nous aide à améliorer le monde et à garantir la vie sur notre planète en faisant face aux conséquences du changement climatique.

               C'est pourquoi nous réitérons notre engagement de travailler pour une agriculture durable, qui nous permet :


     - Garantir la qualité de vie de nos familles et l'avenir de nos enfants et de nos filles.
     - Conserver et protéger l'environnement.
     - Produire des aliments sains pour nos familles et la société avec la responsabilité de non consommer et vendre des aliments contaminés par des produits chimiques.


                             Nous continuerons donc à :

      1 - conserver nos terres.
      2 – A récolter de l’eau et à la stocker pour prévoir les périodes de sécheresse (réservoirs, bassins de rétention, etc...).
      3 – A  protégé les sources d’eau.
      4 - A diversifier, et à faire des rotations de cultures dans nos propriétés et nos parcelles, afin de ne pas épuiser la terre.
      5 – A utiliser des engrais organiques et planter des légumineuses comme engrais verts et faire des cultures de couverture, afin d’éviter l’érosion des sols.
      6 - Reboiser nos propriétés et nos terres communales.
      7 – De ne plus bruler ou détruire notre écosystème.
      8 – A faire face aux  maladies de nos cultures, en employant des techniques alternatives et organiques, sans utiliser de produits chimiques.
      9 - A inviter d'autres agriculteurs à faire ce que nous faisons.

 
                Nous avons décidé que nous travaillerons pour :

      1 - Etre des « messagers », en informant  nos voisins de la situation que nous vivons sur notre planète, surtout avec le réchauffement global et ses conséquences, de sensibiliser les mairies, les producteurs, les médias et les populations de nos communautés.
      2 - Etre un exemple à suivre et à divulguer notre travail. Élever et donner un exemple à nos enfants.
      3- Faire des travaux de conservation des sols et de rétention de l'eau.
      4 - Nous préparer pour faire face aux conditions de sécheresse, protéger les sources d’eau, établir des cultures résistantes, avoir des stratégies de capture d'humidité, récolter de l'eau, Faire des cultures de couverture qui couvrent le sol et qui puissent servir comme aliments, des variétés de court cycle et un ajustement de dates de semailles.
      5 – A préférer utiliser des petits systèmes d'arrosage qui mettent l'eau à profit rationnellement, afin de ne pas là gaspiller.
      6 - Pratiquer et promouvoir l'expérimentation de cultures de plantes et végétaux traditionnels qui ont été écartés du système pour des raisons de rentabilités commerciales, spécialement autour de la production de variétés qui font face à l'adaptation au Changement climatique.
      7 - Traiter les ressources possibles (solutions économiques, sociales, culturels et psychologiques) Afin de nous adapter au Changement climatique.
      8 - Multiplier les expériences de paiement pour  services environnementaux (PSE).
     10 - Renforcer notre indépendance dans la production d'aliments.
     11 - Améliorer le système d'élevage de bétail, en appliquant de nouvelles techniques d’élevage.
     12 - Fortifier les organisations et associations de défense de l’environnement.
     13 - Réduire l'usage de produits agro chimiques, jusqu'à les abandonner totalement. Travailler avec des engrais organiques et faire face aux plaies et maladies de nos cultures sans produits chimiques.
     14 - Reboiser nos propriétés et terrains communaux en organisant des groupes pour cela et en utilisant préférablement des espèces et végétaux locales ou reconnu utile pour l’environnement.
     15 - Utiliser des techniques alternatives pour la cuisson des aliments, afin  de réduire l’utilisation du bois de chauffage qui détruit les arbres, l’utilisation du gaz et de l’électricité qui sont des sources polluantes pour la planète.
     16 - Continuer avec la campagne contre les brûlages des aires agricoles et des terres d'élevage, parce que nous avons déjà vu que cela pratique encore en Amérique Latine.
     17 - Ne pas utiliser de produits transgéniques, nous battre contre l'entrée de graines transgéniques sur nos territoires, parce qu'ils menacent nos semences locales. Promouvoir en revanche le rachat et le sauvetage des graines créoles et natives de nos territoires.
     18 - Etre solidaire, échanger et aider les organisations et associations qui œuvrent dans notre sens. Établir des fonds solidaires et des banques de semences, pour nous aider quand nous serons face aux effets nuisibles dû aux changements climatiques.
     19 – Etre organisés et travailler en  coordination avec les organisations et associations qui œuvrent dans notre sens.  
     20 - Changer nos attitudes dans nos pratiques de production et de consommation. Réduire l'usage de matériaux qui ne sont pas dégradables, comme les sacs et  bouteilles en plastiques.
     21 - Divulguer notre travail et les progressions obtenues dans nos propriétés pour démontrer notre apport au pays.
     22 - Inviter les producteurs et les représentants des institutions étatiques et des mairies, à prendre connaissance de ce que nous faisons.
     23 - Partager avec les pays voisins nos expériences et nos réalisations.

 
Pour réussir à avancer dans un pays avec durabilité, il est de notre devoir de demander:
 
            A - Aux municipalités et communes.

      1 - Des campagnes d'informations et de sensibilisations sur l'impact du changement climatique à travers des forums ou des ateliers.
      2 – Changer les lois et décrets afin d’éviter que les industries ou les entreprises contaminent plus.
      3 - Divulguer et promouvoir les  politiques de protections de l’environnement.
      4 – De traiter des recours et ressources au niveau national pour la construction d'œuvres et de politiques d'adaptation devant le Changement climatique.
      5 - Recycler les ordures avec efficacité.
      6 - Promouvoir les ordonnances de territoires libres de transgéniques.
      7 – Faire la promotion des marchés locaux (marchés « bio »).
      8 - Assigner  dans ses budgets, le paiement de services environnementaux, puisque cela aura un impact positif dans la disponibilité d'eau et la préservation des écosystèmes.
      9 - Reconnaître et stimuler le producteur qui travaille avec une agriculture durable à travers l'exonération d'impôts et des aides à leurs établissements.
    10 - Etablir des stimulations et un appui des gouvernements locaux, dans une reconnaissance à notre apport à la richesse et à la création d'emploi que nous générons dans nos propriétés. Et à la lutte contre le d’désœuvrement social.


         B – Aux états et aux gouvernements nationaux.

      1 - Etre entendu par les autorités supérieures.
      2 - Légiférer afin de réduire l'impact du changement climatique global. Approuver et assigner des ressources financières à la stratégie nationale de lutte contre le changement climatique et la misère sociale engendrée par la crise économique mondiale.
      3 - Se joindre aux pays qui demandent la réduction d'émissions de  gaz.
      4 - La définition et l'approbation d'urgence de la loi pour services environnementaux hydriques qui a été  mandaté dans la loi N° 620 ou  « loi générale d'eaux nationales.
      5 - Augmenter l'éducation environnementale et alimentaire, dans les écoles et universités et à la population en général. Chercher de nouvelles stratégies d’informations pour changer les habitudes (traditionnelles, culturelles et modernes) qui nuisent à  l’environnement.
      6 - Interdire au moyen d'une loi l'introduction et la vente de graines transgéniques.
      7-Promouvoir et pratiquer le reboisement comme une action urgente national, en disposant de ressources pour appuyer ces activités et  continuer d'établir des aires protégées.
      8 – Faire des campagnes d’information et des lois contre les pratiques de brûlages des terres et de déforestation.
      9 – Faire des politiques qui promotionnent l'agriculture durable en réduisant la dépendance de produits externes, spécialement des agrochimiques.
     10 - Interdire l'introduction de produits chimiques.
     11 – Aider les populations qui sont affectées par les phénomènes naturels dû aux changements climatiques.
     12 - Créer des lois qui protègent nos ressources naturelles.
     13 – Etablir une gestion adéquat des déchets solides et liquides polluants et non biodégradables.
     14 – faire une réforme agraire, afin que tous puissent acquérir une terre.



 

 


 

  • Phil le nzebi dit :
    3 2017

    Dommage que les états semblent si peu concerné et préfèrent développer les filières industrialisées ou industrialisables pour le profit via de grosses structures et les jeux boursiers. L'avenir est pourtant entre les mains des petites unités "familiales" plus respectueuses de l'environnement et sans produits chimiques nocifs avec des taux de rentabilités supérieurs aux industries de l'agriculture et de l'élevage. Le temps des sociétés et monopoles sera bientôt révolu.